
Eyes on the moon : restons kitsch..
(Je préfère les Russes)
Ils ne sont pas très contents parce qu'ils ont eu des reviews mitigées. C'est une pièce sur la fusée Columbia qui a explosé, et ce n'est pas bâti sur un dialogue, mais sur des coupures de journaux, internet, interviews etc mis les uns à la suite des autres. Il y a huit acteurs qui jouent beaucoup de différents personnages (je suis un peu sceptique - ça complique beaucoup).
Quelques personnages émergent cependant, les femmes inquiètes des astronautes, les trois astronautes (deux américains et un russe) qui sont restés coincés dans la station spatiale en attendant que quelqu'un vienne les chercher. Les médias et comment ils ont réagi à l'explosion alors que l'attention était plutôt concentrée sur les Talibans. Une lecture de tout ça comme un omen (avec des personnes proches des terroristes qui prédisent l'attentat du 11 sept. et l'explosion de la fusée), un peu comme ceux qui ont prédit la chute de Rome, on pourrait voir là la chute de l'Empire Américain. Et m'a dit l'intern américaine (Colleen), il paraît que certaines personnes ici y croient, à cette chute imminente (j'ai quelques doutes).
Donc, avec Colleen on a dû garder l'exposition sur les voyages aérospatiaux russes et américains. Il y avait plein de petits geeks adultes, fans de l'espace qui la gardaient. L'une était fan de Star Wars (allez comprendre la rapport), un petit monsieur de 55 ans aurait voulu être cosmaunote, et l'autre était né pile dans cette génération que j'ai du mal à imaginer, où on construisait des abris anti-nucléaires, on venait de marcher sur la Lune, et dans dix ans on passerait ses vacances sur Mars. Ca n'est jamais arrivé et je crois qu'ils ont été très déçus et se sont sentis trahis. Donc on a droit à un tour personnalisé de l'exposition. C'est rigolo.
La maire de San Francisco est passé. Il a le genre acteur américain (d'ailleurs je crois qu'il l'a été), il faisait des mariaages homosexuels "until Schwarzenegger told him to stop".
Voilà. Sinon, je continue de dire bonjour à Bill Pullman.

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