27 déc. 2007

Noël pas taggé

Derniers jours épiques, en équipe.


Le 24 au soir, tous les cinq réunis à la lumière de la bougie. Il y avait du vin, un vrai repas de Noël malgré les courses et préparatifs entamés à huit heures, des truffes au chocolat, des discussions animées et un crumble aux pommes. Ensuite, les cadeaux. Marc était ravi de sa photo de Bob Dylan dédicacée par Gatewood. Je suis sûre qu'Elie a adoré le Jésus à faire grandir, et quant à moi, je tenterais l'Amérique avec Stephen Colbert. Plein de choses. Du Yerba Mate argentin surexcitant. Des cigares.


J'ai eu aussi des DVD, des bottines victoriennes, et Rent Girl de Michelle Tea, que je convoitais.

Et pour conclure l'anniversaire de Jésus, quoi de mieux qu'une séance de spiritisme ? A la lueur faiblarde de la bougie, nous avons donc scotché un Ouija board sur la table. Renversé un verre, et attendu, les doigts tendus. Et finalement, nous avons bien été visités.. Le verre s'est soudain mis en mouvement, cherchant des lettres, et nous livrant des messages incompréhensibles. Il aimait le jazz, les Beatles. Puis, il se met à nous dire n'importe quoi. Je ne me sens pas tout à fait à l'aise, je sens aussi autour de moi des regards suspects que pose chaque sceptique sur l'autre. Nous finissons par arrêter. J'ai du mal à y croire. Nous sommes tous entre deux eaux. Après une minutieuse déconstruction de ce qu'il s'est passé, de notre conception judéo-chrétienne et occidentale de l'esprit, nous recommençons, et parvenons plus ou moins à démystifier la chose : ça ne marche guère plus. Cependant, je ne nierais pas qu'il y a bien quelque chose. Que ce soit l'émulsion du groupe, la coopération des cerveaux, c'est impressionant. Et avec un peu plus de mise en scène, j'aurais peut-être pu y croire.


Le lendemain, chez le diabolique Naut Humon, invités par la chanteuse Li Alin, grâce à Elie. Que de gens...
Nous avons joué à Trivial Pursuit. Dieu, que les invités étaient cultivés... Heureusement, je savais que Babar est un éléphant, et que Don Diego de la Vega est en fait Zorro... Hm. Mangé du saumon, des petits fours, dansé la salsa, dans le Compound, maison-lieu de spectacle, entrepôt au milieu du ghetto noir du San Francisco industriel, que même notre taxi technophile ne situait pas. Certains sont revenus saouls, d'autres avec un Moleskine, et d'autres encore avec les yeux gris.


Ce soir, tout le monde est parti.

Trois belles journées.
C'est un peu triste, et plus calme.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

et 2008 ? Sergio