7 sept. 2008

Mise à pied

Ces derniers mois m'ont un peu prise de court et tout a été négligé... Mais je reprends les rennes d'une main ferme, le cuir va craquer.



Les jours passent. En juillet mon stage se termine, il y un mois de vacances un peu en trop qui attend, l’argent en moins. Strasbourg. Quelques heures dans le clocher interdit d’une église dans le noir à regarder le Rhin. C’est très beau.

Vient l’odeur de rentrée, je me retrouve à l’hôpital un peu amochée, pas remarqué de dégradation, ça me tombe sur le coin de la gueule. Urgences, et puis Médecine A, même service, presque même chambre qu’il y a trois ans. La boucle est bouclée. Je m’ennuie ferme passés les premiers jours où j’émerge. Je tourne en lion, réfléchis à ce dernier mois passé. J'en sors moins virulente.

Beaucoup de conneries et de dérapages et de peurs. Aussi une nouvelle ville qui m’a beaucoup plu, malgré la surpopulation de français alcoolisés. Me suis promenée dans l’ancien red light district et c’était encore un peu l’Espagne d'avant, un jardin médiéval où certains chassent le dragon, le marché où je mange des fruits multicolores dans des barquettes en plastique et de minuscules crevettes qui me rappellent Oostende. J’évite Gaudi et me spécialise en graffitis et pochoirs. Puis le quartier hype, la projection de films en plein air où tout le monde est très arty et le film. Une exposition sur Ballard, ça me démange de lire plus que Crash, voir sa liste de films SF, retomber un peu dans ce futur criant de nous.

Et puis on me vole toutes mes affaires, pour terminer.


Alors voilà. Lille à nouveau. Il pleut, et pour me consoler je m’achète à la Braderie une fourrure – une vraie – une ancienne mallette d’infirmière de la Croix Rouge datant de la guerre et des tonnes de livres. Rainer Maria Rilke, enfin...

Et je dance sur de la techno dans le château de Fontainebleau. Pour une fois qu’il s’y passe quelque chose.

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